C'était la deuxième Rencontre de l’ATELIER  le mercredi 4 novembre 2015

 Le thème de cette soirée d’échanges était consacré au TAFTA, un futur et funeste accord transatlantique entre les États-Unis et l’Europe :

"TAFTA : comment reprendre le pouvoir aux usurpateurs".

  SUSAN GEORGE, Franco-Américaine, présidente  d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institut était l'intervenante.

         

Susan George s’est engagée depuis longtemps dans les combats internationaux contre les effets dévastateurs de la mondialisation ultralibérale.

 Son dernier ouvrage : " Les Usurpateurs - comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir !

 


Rencontre de L'Atelier du 4nov15 avec Susan...

 


Débat de la Rencontre de L'Atelier du 4nov15...

 

Extrait du livre : " ...  Le mandat de négociation pour un accord étendu de libre commerce avec les Etats-Unis révèle la volonté de la Commission européenne de renforcer le plus possible le pouvoir des entreprises transnationales. Le texte du mandat fait suite à une intense et longue campagne des lobbies de l’industrie et des officines juridiques pour que le pouvoir soit accordé aux grandes compagnies de contester les réglementations nationales et internationales si elles affectent leurs profits.

  Ainsi, les Etats membres de l’UE peuvent voir leurs lois domestiques de protection des intérêts publics contestées dans des tribunaux offshore, secrets, dans lesquels les lois nationales n’ont aucun poids et les élus politiques aucun pouvoir d’intervention.

  La proposition de la Commission concernant le règlement des conflits entre investisseurs et Etats dans le Partenariat transatlantique pour le commerce et les investissements autoriserait les compagnies américaines investissant en Europe à contourner les Cours de justice européennes et d’attaquer directement l’UE et ses gouvernements devant un tribunal international ad hoc dès lors qu’elles estimeraient que les lois réglementant les domaines de la santé, de l’environnement, ou de la protection sociale interfèrent sur leurs profits.

  Les compagnies européennes investissant aux Etats-Unis auront le même privilège.

  A travers le monde, les entreprises transnationales ont déjà utilisé les organismes de règlement des conflits investisseurs-Etats et les accords sur le commerces et l’investissement pour réclamer des sommes vertigineuses en compensation de lois démocratiques prises dans le but de protéger l’intérêt public.

  Parfois la simple menace d’une plainte ou son dépôt a suffit pour voir des législations abandonnées ou privées de substance. Dans d’autres cas, des tribunaux ad-hoc, c’est-à-dire un panel de 3 membres issus d’un club d’avocats privés et englués dans des conflits d’intérêts ont ordonné que des milliards d’euros soient versées aux entreprises, milliards sortis de la poche des contribuables.... "

   On comprend de suite que le bien-être commun de la population n'est pas du tout leur préoccupation, mais l'intérêt financier de ces entreprises prime....
   La toute dernière condamnation de Monsanto pour empoisonnement d'un agriculteur par le 'Round'Up' serait inenvisageable dans le cadre de ce traité - le produit étant autorisé et considéré comme sain dans un seul de ces Etats pourrait par conséquent être commercialisé dans tous les autres sans aucune chance de gagner le moindre procès ... Le fait même d'envisager un procès , comme nous l'entendons ici encore, serait déjà considéré comme une entrave au commerce !

 

De plus en plus de patrons de PME européennes deviennent hostiles au traité de libre-échange Tafta  

Le site du Monde,  pourquoi stopper le TAFTA, ...

 

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